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GRAFFITI PARADIGME

Dernière mise à jour : 13 mai

CONFÉRENCE / DÉBAT

18H30 / PONTARLIER / SALLE TOUSSAINT L'OUVERTURE / ENTRÉE LIBRE


J'aurais plaisir à vous recevoir à l'occasion du FESTIVAL COULEURS URBAINES, pour une conférence qui portera sur le graffiti et de son impact dans notre société. Nous avons la chance d'avoir plusieurs acteurs dans des domaines aussi riches que variés pour aller explorer ensemble les différentes visions du graffiti.

Je compte sur votre présence pour apporter vos expériences, interrogations et points de vue sur le sujet !


Au plaisir de vous retrouver !

INTERVENANTS : STACY FOURNETTE / DOCTORANTE EN DROIT PUBLIC LOWICK MNR / ARTISTE PEINTRE GRAFFEUR

ARMAND TROUSSSEAU /COMMANDANT DE POLICE LAURENT DEBAENE / COMMANDANT DE POLICE THÈME :

Des premières formes d’expressions à l'éclatement créatif du graffiti contemporain, nous entreprenons un voyage à travers les époques, naviguant entre les nuances juridiques, artistiques, répressives et parfois destructrices de ce mouvement. Cette exploration cherchera avec les acteurs présents et le public à élargir notre vision du monde, comprendre son impact sociétal et ainsi ouvrir la discussion lors de cette soirée.



STACY FOURNETTE Doctorante en droit public, ma thèse porte sur les rapports entre Les arts de rue, les arts de la rue, et les libertés

d’expression et de création artistique. Dans le cadre de cette intervention, il s’agira de préciser le régime juridique

applicable en matière d’art urbain, qui semble constituer une véritable « zone grise »

1 du droit.


Aux origines, les tags et graffitis ont fait l’objet d’un traitement pénal particulièrement répressif, convergeant

avec le discours relayé par les médias. Impulsée par les entreprises de transports publics, une chasse aux

graffeurs est lancée dès les années 1980, jusqu’à la constitution d’un « problème public du tag » dans les

années 1990. À cette époque, les tags et graffitis sont davantage assimilés à une « pollution visuelle », voire

à un problème de délinquance juvénile, et leur valeur artistique reste niée. Qu’en est-il aujourd’hui ?

L’évolution des mentalités à l’égard de l’art urbain, ainsi que la reconnaissance de sa valeur artistique,

désormais incontestable, impactent inévitablement le droit. Toutefois, s’agissant des tags, graffs et fresques

sauvages, c’est-à-dire non autorisés, la règle reste l’illicéité.

En outre, il convient de constater qu’un déplacement du champ de l’illégalité s’est opéré, de sorte que ce

n’est plus tant le support qui semble poser problème mais davantage le message contenu, comme en atteste

la multiplication des polémiques portant sur des fresques ces dernières décennies. L’art urbain étant

empreint d’une forte dimension subversive, par essence, il tend à questionner les limites de la liberté

d’expression et à les repousser.

Partant, émergent alors de nouvelles difficultés auxquelles les juges sont confrontés et notamment la

question du sens à attribuer à une œuvre, afin de déterminer si l’infraction est constituée ou non. Leur

légitimité à interpréter une œuvre d’art est fortement contestée. Dès lors, de quels outils disposent-ils pour

juger objectivement ?

En ce sens, il s’agira d’étudier dans quelle mesure l’art urbain commande un traitement particulier tenant

compte des spécificités du genre et de son expression au sein de l’espace public. Les juges doivent

impérativement réinscrire les œuvres dans leur contexte. Ainsi, il conviendra de se demander si la prise en

compte du caractère subversif propre au genre peut justifier une approche plus souple des limites de la

liberté d’expression. 1 Clermontel P., Laville F., « Street art – Entre transgression et consécration », JAC n°44, 2017, p.37-44.


LOWICK MNR LOWICK MNR est un artiste peintre originaire de Provence, installé en Ariège depuis quelques années.


Passionné de graffiti, il a commencé à s’intéresser à cet art en découvrant sa richesse au cours d’un voyage en Floride en 2005. Là où le graffiti dérange, il l’a plutôt perçu comme la possibilité de s’exprimer librement.

Au-delà de l’art urbain, LOWICK MNR trouve sa vocation au travers de sujets qui le passionnent particulièrement et son inspiration dans les splendeurs offertes par notre planète.

Le potentiel offert par celle-ci est immense. Certaines scènes observées donnent à voir des tableaux à part entière, des phénomènes spectaculaires.

Si le monde vivant est une bibliothèque, les étagères sur les végétaux et les oiseaux l'attirent particulièrement depuis ses observations, au fil de ses voyages ou déplacements.

Entre onirisme et figuration, LOWICK MNR représente un monde où la nature et le graffiti s’entremêlent.


#. POUR PLUS D'INFORMATIONS SUR LE FESTIVAL COULEUR URBAINES :



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