GRAFFITI IS AN ART OF POWER

WHICH MUST BE USED WITH

WISDOM 

CE N'EST PAS CE QUI EST ÉCRIT QUI EST IMPORTANT, MAIS CE QUE TU EN FAIS !

 
 

DON'T REACT !

ACT !!!

17 ans de Graffiti, Ça laisse une marque tout comme sur un mur !

Je n’étais pas destiné à faire de la peinture publique mais depuis mon plus jeune âge j‘ai eu ce besoin viscéral de m’exprimer et sans doute un peu plus fort que la moyenne.

Comportement auquel mes parents ont tenté de répondre en me faisant faire beaucoup de sport :  Randonnée, vtt, ski de fond, bmx, skate, escalade, j’avais ce besoin intense de bouger, cette soif d’expériences, me frotter à la vie et c’est à l’extérieur que je me sentais libre, heureux, vivant !!!

A contrario, l’école représentait pour moi, une prison physique et intellectuelle. 

Impossible de m’y épanouir et d’apprendre dans de bonnes conditions.  

Cette école n’était pas la mienne, je manquais d’ouvertures sur le monde et de flexibilité. 

C’est au collège que j’ai fait l’expérience de la liberté urbaine !

A 13 ans je rencontre Philippe. Il vient de banlieue Parisienne, nous partageons la même classe et me fait découvrir ce qui « se fait là-bas » en termes de graffiti. 

Mes connaissances du sujet à l’époque se limitaient aux balisages en forêt sur les arbres et les pierres ! 

Un monde s’ouvre pour moi !

 

Première bombe de peinture, premier mur, première poussée d’adrénaline ! 

Encore plus fort que le skate ou le bmx ! 

C’était parti ! Je trouvais une image sociale qui me correspondait, qui me libérait, qui me faisait vibrer. 

Tout va ensuite très vite, la recherche des murs, les techniques, les médiums, les « blazes » (signatures) …et les problèmes… 

A 17 ans, je suis arrêté en flagrant délit de tag. 

S’enchainent gardes à vue, perquisitions, interrogatoires et jugement…grosse artillerie pour un gamin du haut Doubs ! Mais la justice fut finalement clémente : un rappel à la loi et deux ans de prison avec sursis. 

Mais cela n’a malheureusement fait qu’attiser ma soif de liberté. 

C’est avec un énorme sentiment d’injustice et une colère grandissante que je dérape dans le monde de la délinquance et de la drogue avec toujours le graffiti comme fil rouge. 

 

Période de ma vie où malgré le tumulte, il me fallait choisir ce que j’allais en faire ! 

La peinture en pleine lumière ? Non merci. 

Cet état de souffrance durant ma scolarité a eu pour conséquence de me fermer bien des portes. 

Le sport ? oui ! … mais non !  Pas le niveau.  Je me suis donc dirigé dans la vente. 

Parcours professionnel entre l’usine, le bâtiment et la vente. 

A 20 ans on me propose de mettre en place une activité pour les jeunes d’une maison de quartier. 

Face à cela, je me suis senti complètement démuni. 

Que dire à ces jeunes ? Qu’est-ce que le graffiti ? Pourquoi je fais du Graff ? De quelles valeurs leurs parler ? Quel rôle devrais-je avoir ? Et le graffiti dans le monde ? … beaucoup de questions auxquelles je n’avais pas de réponses.

Je me suis donc penché sur le sujet, véritable remise en question. 

C’est à ce moment que tout a basculé, je prends une claque sociologique. 

Je ne faisais pas de grafitti, je faisais du vandalisme, je n’étais pas un super héros qui défendait des valeurs de liberté pour le monde…j ‘étais juste un européen en pleine crise identitaire. Première animation graffiti, première sensation d’être utile au monde,

Première compréhension du rôle de l’éducation. 

Après cette première étape, je construis soigneusement mes formations, allant chercher des outils dans les techniques artistiques, les visions et les raisons du graffiti dans le monde. 

J’ajoute à cela au fur et à mesure des techniques de développement personnel. 

Je me forme encore régulièrement en leadership, management, programmation neuro linguistique, neurosciences et cela dans le but de permettre aux jeunes d’avoir encore plus d’outils pour rêver, construire et vivre leur vie et non pas la subir …  « DON’T REACT, ACT ! »

Tout mon art, mon style de vie de manière globale se base dans cette dynamique de partage de connaissance, de bienveillance et d’expériences de la liberté sous sa plus juste mesure sociale. Que ce soit au travers de mes tableaux, mes fresques, mes formations, mes interventions médiatiques je travaille à utiliser le pouvoir du graffiti pour apporter le meilleur autour de moi.

 

J’ai rencontré, dans le cadre de mes interventions plusieurs centaines de personnes de différents pays et de tous milieux sociaux. 

Que ce soit dans le cadre de mes conférences, animations pédagogiques, formations ou jury, je propose aux personnes présentes de sortir de leur cadre et d’aller à la rencontre de l’inconnu pour mieux se retrouver. 

J’utilise comme accroche, le graffiti et mon parcours afin d’apporter des outils utiles et ludiques à la fois. 

Dans chacune de mes interventions avec les jeunes, je parle de l’histoire du graffiti, de ses différents mouvements, de ses risques, de ses possibilités. 

J’apporte, au travers de mon vécu, une approche du graffiti contemporain plus « sage », plus réfléchi sans pour autant dénigrer le Graff illégal, tout au contraire ! 

Mon parcours « illégal » me permet d’entrer facilement en relation avec les jeunes en difficulté sociale et mes outils pédagogiques peuvent être utiles pour leur évolution. 

Grâce à tout cela, il m’est possible maintenant de faire un lien entre le graffiti et le développement personnel. 

Le grafitti est bien plus qu’une marque sur un mur, c’est de la communication, c’est une rencontre avec l’humain, c’est un art puissant qui remet en question une société, autrement dit soi- même. 

LES UTOPIES SONT FAITES POUR ÊTRE RÊVÉES,

 LES RÊVES POUR ÊTRE RÉALISÉS !

 

KEEP IT REAL !

ALI.G

 

BY WASH_INK / CREDIT PHOTO BY MARC JARDO

www.deuch-photography.com